Thème 3. Gestion et création de valeur

Question de gestion 7. Comment la gestion d'une organisation contribue-t-elle à la création de différentes formes de valeur ?

Chapitre 7.1. Comment la gestion d'une organisation contribue-t-elle à la création de différentes formes de valeur ?

Cours de Sciences de gestion (STMG, BTS, DUT tertiaire, Licence de gestion, Ecoles supérieures de Commerce et de Management, Master, chef d’Entreprise, Entrepreneur, gestion des administrations, gestion des associations, Formation professionnelle...) avec www.SuperProfesseur.com et l’application mobile de Super Professeur :mobile.superprofesseur.com  © Ronald Tintin,Ronning Against Cancer

 

Plan  du cours

*   I. La création de valeur sociale

*   II. La création de valeur financière

*   III. La valeur perçue

 

L’organisation est un lieu de création de différentes formes de valeur qui répondent aux attentes des acteurs : les salariés et autres contributeurs pour la valeur sociale, les apporteurs de capitaux pour la valeur financière, les clients pour la valeur perçue.

I. La création de valeur sociale

La valeur sociale d’une organisation se mesure par sa capacité à répartir la richesse qu’elle crée de manière équitable entre les différents acteurs qui interviennent dans sa réalisation.

A. La valeur ajoutée

Le prix auquel une organisation vend ses produits (et éventuellement ses services) à ses clients se détermine à partir de ses consommations intermédiaires : matières premières et approvisionnements acquis auprès de tiers, qu’elle a transformés à l’aide de ses facteurs de production (machines de production, personnel, capitaux) pour parvenir au produit fini, mais aussi loyers, assurances, téléphone, énergie…

Ainsi, l’organisation a créé de la valeur puisque la valeur du produit fini est supérieure à celle des consommations intermédiaires.

La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’organisation, c’est-à-dire l’accroissement de valeur donnée par l’organisation aux biens et services en provenance de tiers en les transformant à l’aide de ses facteurs de production.

Valeur ajoutée

= Valeur des biens et services produits

- Valeur des consommations intermédiaires

 

B. Le partage de la valeur ajoutée

La valeur ajoutée sert à financer le travail (salariés) et le capital (apports des propriétaires de l’organisation, emprunts auprès des banques), mais aussi les prélèvements de l’État (impôts) et les besoins de l’organisation pour le financement de sa croissance :

*    la rémunération du travail est la part attribuée au personnel de façon directe (salaires) ou indirecte (cotisations sociales) ;

*   et la rémunération du facteur capital (capitaux apportés par les associés ou par les prêteurs) correspond à la part versée aux propriétaires de l’organisation sous forme de dividendes, et aux prêteurs (banques) sous forme d’intérêts ;

*   ƒ la part attribuée à l’État est constituée par les impôts que lui verse l’organisation ;

*    le reste est attribué à l’organisation elle-même pour se financer (autofinancement).

C. Tensions et compromis autour de la valeur ajoutée

Le partage de la valeur ajoutée pose la question de la « juste » répartition de la richesse créée entre travail et capital, qui doit permettre :

*   aux apporteurs de capitaux (propriétaires de l’organisation, prêteurs) d’être suffisamment rémunérés pour être incités à investir ;

*   aux salariés de recevoir un revenu leur permettant d’accroître leur niveau de vie.

Les intérêts sont contradictoires et cette différence peut conduire au conflit social. Pour l’éviter, les acteurs de l’organisation doivent réaliser un accord entre leurs intérêts respectifs.

D. La taxe sur la valeur ajoutée

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect calculé sur la valeur ajoutée créée par l’organisation. Cet impôt est à la charge du consommateur final qui achète à l’organisation des produits ou des services taxables. De ce fait, l’organisation collecte la TVA pour le compte de l’État, à qui elle devra la reverser.

1. La TVA collectée

Lorsqu’une organisation vend des biens et/ou services, elle demande à son client de lui verser le prix de vente ainsi que le montant de la TVA calculée sur ce prix de vente.

Prix de vente TTC

= Prix de vente HT + TVA vollectée

 

La TVA est calculée à un taux qui peut être de 5,5% (taux réduit), 10% (taux intermédiaire) ou 20% (taux normal) selon les produits.

*   Le taux normal s’applique à la majorité des biens et des prestations de service, 

*   Le taux intermédiaire concerne notamment la restauration, la vente de produits alimentaires préparés, les transports, les travaux de rénovation dans les logements anciens.

*   Le taux réduit s’applique aux produits considérés comme de première nécessité (produits alimentaires, boissons sans alcool, cantine scolaire et énergie) et spectacle vivant (théâtre, concert, cirque).

Exemple. Un produit est vendu au prix HT de 100 €. Au taux de 20%, la TVA sera égale à 20 € et le prix de vente TTC sera égal à 120 €.

 

2. La TVA déductible

Lorsqu’une organisation achète des biens ou des services, son fournisseur lui demande de lui verser le prix d’achat ainsi que le montant de la TVA calculée sur ce prix d’achat à un taux qui peut être de 5,5% (taux réduit), 10% (taux intermédiaire) ou 20% (taux normal) selon les produits.

La TVA sur ces consommations intermédiaires n’étant pas à la charge de l’organisation, elle constitue pour elle une créance sur l’État (TVA déductible = créance sur l’État).

Exemple. Une entreprise règle son fournisseur de matières premières par chèque bancaire pour un montant de 2 400 € TTC. Cette opération lui génère une TVA déductible de 400 € (2 000 € × 20%).

3. La TVA à reverser

Périodiquement (tous les mois, le plus souvent), l’organisation doit reverser à l’État la TVA collectée durant cette période (dette envers l’État) sous déduction de la TVA versée à ses fournisseurs (créance sur l’État).

TVA à reverser

= TVA collectée – TVA déductible


Exemple. Une entreprise a collecté 25 000 € de TVA sur ses ventes du mois. Si, dans le même temps, sa TVA déductible sur ses achats de biens et de services s’élève à 22 300 €, alors la TVA à reverser à l’État sera de 2 700 € (25 000 – 22 300).

*   Si la TVA déductible est supérieure à la TVA collectée, l’organisation pourra alors obtenir le remboursement du crédit de TVA correspondant.

Exemple : une organisation a collecté 20 000 € de TVA durant le mois de mars. Durant la même période, sa TVA déductible s’est élevée à 25 000 €. Elle dispose donc d’un crédit de TVA égal à 5 000 €, qui lui sera remboursé par l’État.

II. La création de valeur financière

La valeur financière d’une organisation correspond à la mesure du résultat de sa performance financière à un moment donné. Elle traduit l’état financier de l’organisation. Elle peut être définie à partir de la capacité de l’organisation à produire des revenus (compte de résultat) ou à partir de la valeur de son patrimoine (bilan).

A. La valeur financière fondée sur le revenu

Le résultat exprime la capacité de l’organisation à produire des revenus pour ses propriétaires, donc sa valeur financière sur ce plan.

PRODUITS – CHARGES = RESULTAT DE L’EXERCICE (BENEFICE ou PERTE)

= REVENU DE L’ORGANISATION

 

B. La valeur financière fondée sur le patrimoine

Le patrimoine de l’organisation est constitué d’actifs et de passifs.

L’actif net exprime la valeur nette du patrimoine de l’organisation, donc sa valeur financière sur ce plan.

ACTIF REALISABLE – PASSIF EXIGIBLE

= ACTIF NET

 

B. La valeur financière et l’information des tiers

L’organisation doit publier chaque année les comptes annuels (bilan et compte de résultat). Cette information est destinée, notamment, aux apporteurs de capitaux (propriétaires de l’entreprise, prêteurs), à l’État ainsi qu’aux salariés de l’entreprise.

III. La valeur perçue

Toute entreprise cherche à produire de la valeur qui réponde aux attentes des clients et qui soit perçue par eux. La valeur perçue varie selon les clients.

Les éléments fondateurs de la valeur perçue par les clients sont la notoriété, la qualité, la satisfaction, l’image de marque, qui sont unis par un lien de dépendance très fort.

A. La notoriété

La notoriété de la marque traduit la capacité des individus à citer la marque de manière soit spontanée, soit assistée. Deux indicateurs mesurent la notoriété :

*   le taux de notoriété spontanée indique le pourcentage de personnes qui citent la marque lorsqu’on énonce une catégorie de produits ;

*   le taux de notoriété assistée indique le pourcentage de personnes qui déclarent connaître la marque dans une liste proposée.

Plus le taux de notoriété s’approche de 100 %, plus la marque est connue de tous.

B. La qualité

Selon l’AFNOR (Association française pour la normalisation), la qualité est l’ensemble des caractéristiques d’un bien ou d’un service, qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins, exprimés ou implicites.

La qualité intègre une dimension objective conforme à des standards mesurables techniquement, et une dimension subjective liée aux attentes des clients. Dans cette optique, la qualité est définie en tenant compte des besoins et doit être vérifiée à travers la satisfaction du client. On parle de « qualité perçue ». La qualité perçue est déterminante pour la création de valeur.

Exemple. La réputation de bonne qualité des marques des constructeurs automobiles allemands.

C. La satisfaction

La satisfaction peut être définie comme un état psychologique résultant d’une expérience d’achat et/ou de consommation. Le client juge qu’il est satisfait si la qualité correspond à ses attentes. Dans le cas contraire, il est déçu. La qualité perçue par le client influence la satisfaction.

D. L’image de marque

L’image de marque est définie comme l’ensemble des perceptions et des croyances des clients à propos d’une marque. Elle correspond à la manière dont la marque est perçue par les clients. Elle traduit l’expression des sentiments, des opinions des clients à l’égard de la marque. Le client repère, sélectionne, interprète un certain nombre d’informations externes pour construire sa propre image de la marque.

Un client satisfait a une image positive vis-à-vis de la marque. L’image de marque est un facteur essentiel de la valeur perçue.

 

Télécharge le cours de Sciences de gestion  en contactant l’équipe de www.SuperProfesseur.com .

Ou par mail : contact@superprofesseur.com

Toute l’équipe de www.SupepProfesseur.com reste à ta disposition 24h/24h et 7j/7j !